VIETNAM : Riz, un ami qui lui veut du bien ?

VIETNAM : Riz, un ami qui lui veut du bien ?

Deuxième exportateur mondial de riz, le Vietnam vient d’ouvrir ce 26 avril, un concours pour trouver le logo qui sera la signature de la marque « Riz du Vietnam », la marque déposée par le gouvernement vietnamien.

Le pays vise la labélisation de son riz pour 2020, avec une vision qui porte à 2030. Un large programme donc pour lequel les talents créatifs sont recherchés. Ce sera le logo de la marque, mais également la signature de tout un pays à l’échelle mondiale. « Ce concours a pour objet de renforcer la qualité, la valeur et le label du riz du Vietnam », a souligné Trân Thanh Nam, vice-ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

Selon les termes définis par le comité d’organisation, tout le monde, sans distinction d’âge, d’origine ou de nationalité, a le droit de participer au concours. Les propositions sont à envoyer avant le 26 juin 2017, les prix devant être remis en septembre.

  • Les candidats peuvent se présenter en individuel ou en groupe.
  • Les logos sont remis au format A4 avec deux tailles : 15×15 cm et 3×3 cm.
  • Signification et symbolique des logos doivent être brièvement décrites (200 mots max).
  • Les logos doivent exprimer « la nature, le sens et les particularités, ainsi que l’histoire et la tradition de la riziculture au Vietnam. ».

« La conception du logo “Riz du Vietnam“ consiste à affirmer la qualité du riz vietnamien, ainsi que l’image des exportateurs vietnamiens, après 30 années d’activité sur le marché mondial », a insisté Nguyên Trung Kiên, vice-président de l’Association des vivres du Vietnam (VFA).

Le lauréat, en plus de voir son logo utilisé, se verra attribuer 100 millions de dôngs de récompense. Quatre prix d’encouragement de 15 millions de dôngs chacun seront également attribués.

Une surproduction de riz au prix de l’environnement

Dans un pays encore marqué par les famines des années 70, deuxoèle exportateur mondial de riz, qui est de surcroît l’aliment de base principale du pays, produire toujours plus est devenu une priorité nationale. Dans les années 70, les récoltes de riz étaient au nombre d’une par an. Aujourd’hui on récolte en moyenne trois fois par an. Un prix élevé à la fois pour les riziculteurs en termes de surpoids de travail, mais également pour l’environnement avec les techniques inévitables employées pour pouvoir ainsi quadrupler le rendement des rizières.

Produire davantage demande plus d’eau, plus d’engrais et plus de pesticides. Sans compter que, dans une région aux conditions climatiques imprévisibles, inondations et sécheresses deviennent purement catastrophiques pour les producteurs de riz.

Culture de riz au Vietnam

Vers une recherche plus qualitative de certains riziculteurs

Face à cette déferlante, certains font malgré tout le choix de produire en plus petites quantités un riz de qualité supérieure. Ces riziculteurs militent pour une double culture des rizières, arguant le bénéfice écologique, mais également en termes de rendement, qu’ils jugent meilleur avec deux cultures plutôt que trois. Ceci permet donc un prix plus élevé, compensant les pertes d’une troisième récolte annuelle.

Parallèlement à cela, des chercheurs travaillent à une espèce de riz résistant aux changements climatiques, aux insectes. Mais cela devrait prendre encore des années. D’ici là, les riziculteurs, qu’ils soient en double ou triple récolte, ont encore de longues journées de labeur devant eux.

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