Les fêtes patronales au Guatemala

Les fêtes patronales au Guatemala

 Turismo Ek Chuah vous présente les fêtes patronales au Guatemala (circuits à départ garanti tout au long de l’année), ces fêtes ancestrales qui marquent l’identité multiculturelle du pays.

Le Guatemala, qui figure parmi les pays les plus indiens du continent mais le plus proche des États-Unis, s’attache à faire vivre ses traditions. Elles plongent en partie leurs racines dans la culture maya de la brillante époque classique, en matière de tissage, quant à sa gastronomie, et surtout en ce qui concerne les relations de l’homme au cosmos et à la nature. Puis la colonisation espagnole en a réprimé et occulté certains aspects, pour les remplacer par les modèles, notamment religieux, de l’Occident triomphant.

Aujourd”hui, le métissage est dans les têtes autant que dans les êtres, mais la survivance de l’ancienne pensée maya est manifeste dans les vêtements des villageoises aux décors évocateurs et aux motifs colorés, et dans la façon syncrétique sont vécues, réappropriées, les croyances catholiques.

Les fêtes patronales : la fête du village

La fête du village – la feria – dure souvent une dizaine de jours. Les préliminaires et les à-côtés sont laïques, entre étals de marché surabondants, ventes de plats typiques, baraques à frites et attractions foraines. Mais des danses traditionnelles sont aussi jouées pendant plusieurs jours, sur des sujets différents selon les régions, d’inspiration mythique ou historique (par exemple Los Micos, ou palo volador, d’origine clairement préhispanique, Los Moros, inspirée de la reconquête, La Conquista) ou plus ancrés dans la réalité des jours et des saisons (comme el Venado ou El Torito).

Venez participer aux fêtes patronales du Guatemala
Sous de lourds costumes chamarrés et des couvre-chefs surmontés d’énormes plumes, derrière d’épais masques de bois, les jeunes, qui ont répété pendant de longs mois, dansent inlassablement des heures durant en récitant un texte qui surgit du fond de l’histoire. Le grand jour, un office solennel est célébré dans l’église catholique, en présence des autorités ancestrales et religieuses de la communauté. Les cofrades (membres des confréries organisées autour de chaque saint) arborent leurs plus beaux atours et leurs insignes de commandement, et leurs épouses portent le magnifique nim pot, la blouse longue des jours de fête. Vers midi, tous quittent l’église en procession autour de la statue du saint ou de la sainte révéré en ce jour si particulier, pour effectuer un long parcours dans les rues de la bourgade. Des tirs de pétards précèdent la pérégrination et une banda joue derrière la statue les hymnes de circonstances. Tout le village est rassemblé sur les trottoirs au passage du cortège, participant dans le recueillement et uni dans la vénération de la figure symbolique dans laquelle se reconnait la communauté et la soude autour de valeurs en principe partagées par tous.

Turismo Ek Chuah vous présente les fêtes patronales au Guatemala

Voilà un petit résumé de l’histoire du pays. Au cours de la Conquête (de 1524 à 1697), les Espagnols, appuyés par des auxiliaires de régions aujourd’hui mexicaines, ont imposé de nouveaux toponymes, et créé des villages aux noms pour la plupart composés d’un descriptif en langue nahuatl précédé du nom du saint ou de la sainte qu’ils voulaient honorer. Mais sur ce plan-là comme sur bien d’autres, une résistance ethnique de basse intensité maintient depuis plus de 500 ans la coexistence du nom maya traditionnel. C’est ainsi que “Chichi”, officiellement Santo Tomás Chichicastenango est toujours dénommé Chwila par ses habitants. Mais la coutume est restée forte de célébrer, une fois par an, le saint patron ou la sainte patronne du village : c’est la raison d’être des festivités qui ponctuent l’année, avec quelques autres temps fort du calendrier catholique, comme la semaine sainte précédant Pâques, la fête de Tous les Saints, ou le jour des Morts.

Très souvent, c’est à l’occasion de la fête patronale qu’a lieu le changement annuel des autorités indigènes, celles qui ont en charge les affaires agraires et communautaires, dont la justice coutumière. Ces fêtes dont les caractéristiques remontent à l’histoire préhispanique n’ont pas perduré jusqu’à aujourd’hui pour le plaisir des visiteurs, elles signent clairement l’identité multiculturelle d’un pays composé de métis et d’Indiens. Malgré une lente évolution de la société vers la modernité mondialisée, qu’une bonne partie paupérisée de la population non citadine connait bien, du fait de l’émigration vers les États-Unis, l’affirmation identitaire, au moins sur le terrain des croyances, mais aussi des droits économiques et sociaux, est croissante.

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