A Bali, la danse est un poème en mouvement

A Bali, la danse est un poème en mouvement

…le vert des rizières, la circulation effrénée, les belles plages tranquilles bordées de petits bateaux de pêcheurs, le masque et le tuba … mais par-dessus tout la danse !

On se rappelle les costumes dorés, les masques aux expressions exagérées, les voix aux tonalités vibrées et sur-jouées et les yeux écarquillés. Si les danses traditionnelles sont si marquantes, c’est qu’elles sont, pour les balinais en premier, un trésor inestimable. Elles fondent le pilier de leur identité, et ce avec le sens du détail et de l’esthétisme qui sont typiques de la culture balinaise.

Et bien dansez maintenant ! Les danses traditionnelles sur l’île de Bali 

Incarnés par de jeunes danseurs minutieusement maquillés, aux tenues finement détaillées et colorées, les spectacles de danse balinaise sont un concentré de toute la ferveur des Balinais. Les mouvements sont à la fois exagérés et gracieux, les corps se plient et se déplient au rythme du gamelan. Les positions sont plutôt basses, les yeux circulent de gauche à droite, de haut en bas, tandis que le cou se déplace par saccade. Voyagez en direct en Indonésie et découvrez la tradition hindoue, où le jeu des mains est extrêmement précis et soigné, chaque mouvement correspondant à une intention bien précise. Par exemple lorsque le danseur place la main à hauteur de tronc, paume devant soi, le danseur affirme être « sans peur ni sans crainte ». De la tenue à la danse en elle-même, tout est détaillé et pensé avec grâce, si bien que les danseurs et danseuses s’apparentent à de belles poupées désarticulées qui prennent vie au son du gamelan.

La danse, un cadeau destiné aux Dieux 

Appelés par les prêtres pour assister à une cérémonie, les Dieux se voient honorés par les hommes d’une offrande particulière : des danses. Elles diffèrent dans leur forme et leur fond selon la nature de la célébration : rite funéraire, rites initiatiques rythmant l’enfance puis l’adolescence jusqu’au mariage. Certaines sont profanes et n’ont pour vocation que de divertir. Les plus connues sont les danses Lelong, Barong, Sanghyang, Kecak, Topeng et Pendet.

Selon leur degré de sacrements, elles sont exécutées dans différentes parties du temple : les Wali, les plus sacrées, seront exécutées dans la partie haute du temple, tandis que les danses profanes, destinées à un public purement humain, se dérouleront à l’extérieur.

Les danses peuvent être masquées. Les masques sont colorés et taillés selon un sentiment : rouge, les sourcils froncés pour un démon colérique, blanc, les traits fins pour la pureté d’une jeune fille.

 

Des histoires contées en musique et en mouvement 

Les danses traditionnelles sont un mélange audacieux de danse et de théâtre. Les danses sont accompagnées des Gamelans, ensemble musical composé d’une dizaine de musiciens. On peut souvent les croiser en partance pour une cérémonie, en habits traditionnels, entassés dans une petite camionnette au milieu de leurs instruments. Ils se composent généralement de gongs, de métallophones et xylophones (gambang) ainsi que des tambours (ciblon et kendang). C’est d’ailleurs le joueur de Kendang qui donne la mesure et qui se place en chef d’orchestre. Le gamelan mène le rythme ou bien suit le danseur en fonction de la danse et du moment dramatique.

Les mouvements sont très importants car c’est à travers eux que se raconte l’histoire. Ils ont chacun un caractère symbolique, notamment les mouvements des yeux, des mains et des doigts. Les lèvres doivent restées fermées pendant toute la danse.

Un esthétisme hors-du-commun 

Les danses de Bali sont des danses narratives, avec une approche très physique et très gestuelle, d’où transparaît toute la dimension sacrée de cet art millénaire. Les représentations mettent en scène une myriade de couleurs, mais toutes symboliques : le rouge pour les démons, le blanc pour les personnages divins, le doré pour les hommes de sang royal, le blanc et le noir pour caractériser l’équilibre entre les forces du bien et du mal. Les costumes sont précieusement ciselés et le danseur s’anime dans un frottement d’étoffes et de bijoux. Le maquillage est très impressionnant, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants ou d’adolescents. Il est fait pour que le spectateur soit happé par leurs regards : les yeux sont largement soulignés de khôls noirs  alors que les poudres et les fards pâles effacent quelque peu le visage, si bien que les yeux paraissent immenses.

Les incantations vocales des chanteurs et la musique répétitive cyclique des gamelans sont un support pour le danseur, qui représente à lui seul l’essentiel de la danse balinaise.

Dans la danse balinaise chaque détail est pensé pour être beau, c’est un spectacle sacré et onirique, qui participe à la magie de Bali.

 Article rédigé par: Bali Autrement

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