Réchauffement climatique : la grande barrière de corail en péril !

Réchauffement climatique : la grande barrière de corail en péril !

L’année 2016 aura eu des effets désastreux et irréversibles sur la Grande Barrière de corail australienne. Sa partie nord a vu cette année mourir 67% de ses coraux. L’Australie doit présenter un plan d’action à l’UNESCO contre le réchauffement climatique, le jeudi 1er décembre.

Entre mars et avril 2016, une hausse de la température de l’eau a entraîné un important phénomène de blanchiment des coraux. Les scientifiques espéraient qu’une partie survivrait, mais force est de constater aujourd’hui que la Grande Barrière de Corail a été dévastée sur 700 km suite à cet épisode. Sur des kilomètres donc, des coraux blancs, marrons et ternes, là où, il y a un an seulement, la Grande Barrière était la plus intacte car à l’écart de zones habitées.

À Lizard island, centre de recherches international, jusqu’à 90% des coraux sont morts. Longue de 2300 kilomètres, elle est le plus grand récif corallien de la planète. Sur son intégralité, la partie nord a été la plus durement touchée. Le centre a perdu environ 6% de coraux et la partie sud 1%.

L’Australie, qui s’est engagée en 2015 à protéger ce joyau de l’humanité, notamment en améliorant la qualité de l’eau. Projet pour lequel elle investit plus de deux milliards de dollars jusqu’en 2025. Mais le gros point noir du réchauffement climatique reste la combustion des énergies fossiles, comme le souligne régulièrement Greenpeace. Or l’Australie est le deuxième exportateur mondial de charbon et n’est pas encline à changer cela.

Impact du réchauffement climatique sur la grande barrière de corail en Australie

À voir quelles seront les solutions que le pays va proposer pour enrayer un phénomène dont ils sont aujourd’hui parmi les premières victimes. La Grande Barrière de corail attire aujourd’hui jusqu’à deux millions de touristes par an…

De nouveaux coraux dans 15 ans, au mieux !

Le phénomène de blanchiment des coraux est dû à une hausse notable de la température donc, qui fait éjecter par les organismes l’algue responsable de la couleur du corail. Il faut ensuite attendre 10 à 15 ans pour que de nouveaux coraux remplacent ceux qui sont morts. Mais c’est sans compter sur un nouvel épisode de blanchiment qui, malheureusement, est plus que probable.

Le premier épisode à eu lieu en 1998, le second en 2002 et a chaque fois le réchauffement climatique a été mis en cause, tant par les ONG que les scientifiques ou encore le gouvernent australien. Le processus n’étant toujours pas en passe d’être inversé, il est difficile de rester optimiste. D’autant que la Grande Barrière de corail est également malmenée par les activités agricoles qui nuisent à la qualité de l’eau et favorisent le développement de l’acanthaster, une étoile de mer invasive qui détruit les coraux. Ce phénomène est surtout observé dans les parties centrales et sud du récif.

Un réchauffement climatique qui concerne de nombreux sites de la planète

La Grande Barrière de corail n’est pas le seul site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité menacé par la montée des températures de l’eau. Venise et sa lagune, les îles Galapagos, Yellowstone et la statue de la Liberté aux États-Unis, Ho Naï au Vietnam, la forêt de Bwindi en Ouganda… Trente et un sites classés au patrimoine mondial sont présentés comme particulièrement sensibles par l’UNESCO qui répertorie au total 1031 sites menacés par la hausse des températures de l’atmosphère ou des eaux, les vents, les pluies extrêmes, les inondations, la montée des eaux, l’érosion côtière…

Venise, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO menacé par la monter des eaux

Les risques sont multiples et les conséquences irrémédiables : la perte simple ou la destruction de ces sites, naturels ou non, mais tous notables. Pour la partie française, le lagon de Nouvelle-Calédonie fait partie de la liste. Le récif corallien notamment est particulièrement fragile. D’autant que la proximité des activités humaines et le tourisme le rendent déjà vulnérable. Cette fameuse liste rétrécie de 31 sites exemplaires sert évidemment à frapper les consciences. Vient donc aujourd’hui se rajouter de manière inattendue (du moins pas aussi rapidement) par l’UNESCO de la Grande Barrière de corail avec son bilan 2016 plus qu’alarmiste.

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