KUMARI, Déesse vivante du Népal

KUMARI, Déesse vivante du Népal

Kumari est la réincarnation de Durga, Déesse Mère de l’Hindouisme. Selon les croyances religieuses, Kumari est la Déesse de la Virginité et de la Pureté. Pour cette raison il s’agit d’une jeune fille ayant entre quatre et quatorze ans qui descend du trône à l’apparition de ses premières règles. Elle est alors remplacée par une nouvelle Kumari élue à son tour Déesse Vivante.

Comment Kumari est-elle choisie ?

Cette fillette doit d’abord être issue de la caste Newar, ethnie fondatrice de la vallée de Katmandou et plus précisément du sous-groupe des Shakya. Les parents des jeunes filles en compétition doivent aussi s’assurer de la présence de certaines caractéristiques physiques : taille minimum requise, grands yeux bien ronds, aucune cicatrice sur le corps.

Lorsque ces critères sont remplis, plusieurs fillettes sont alors être présentées à un groupe de prêtres qui étudient l’horoscope de leurs naissances et peuvent alors faire un choix pour désigner l’élue.

Mais les épreuves ne sont pas terminées pour autant. Elle doit d’abord assister à la danse de prêtres qui revêtent des masques de démons afin de l’effrayer. Puis elle observe le sacrifice de 108 animaux, à l’occasion du célèbre festival Dashain, dont elle doit laver le sang. Enfin elle passe la nuit dans une pièce sur les murs de laquelle sont suspendues les têtes des animaux sacrifiés. Si la fillette n’a eu peur à aucun de ces moments, cela signifie qu’elle est habitée par Durga et elle devient alors Kumari.

Une vie de Déesse

La jeune fille réside alors à Kumari Ghar (littéralement, la Maison de Kumari) où des prêtres s’occupent d’elle et la servent.

Elle obéit à une vie très stricte : elle ne doit pas marcher sur le sol considéré comme impur, elle ne doit s’habiller que de rouge, symbole des déesses et toujours porter une parure constituée du collier du cobra (protection) et d’un trait au khol (crayon) noir autour des yeux qui, selon la tradition, éloigne les démons. Le moindre de ses gestes est observé et analysé, de ce fait, elle ne montre que très rarement ses émotions. Un sourire, ou des pleurs sont considérés comme de mauvais présages. Elle ne reçoit la visite de ses parents et de ses frères et sœurs que deux fois par semaine.

Perte du statut

Il est important d’évoquer l’avenir de ces jeunes filles. En effet, dès qu’elles atteignent l’âge de la puberté, c’est-à-dire leurs premières règles, elles ne sont plus considérées comme déesses vivantes et quittent leur fonction religieuse.

Ce retour à une vie normale est généralement extrêmement difficile, puisqu’elles ont été adorées et servies pendant des années. La plupart n’ont jamais mis de chaussures, leurs pieds ne devant pas fouler le sol impur. Leur vie sociale est inexistante. Jusqu’à il y a encore peu de temps, ces jeunes filles ne suivaient aucune éducation scolaire et il leur était alors difficile de trouver un emploi. Mais à la fin des années 1990, l’UNICEF s’est battu pour leur offrir une éducation et depuis, au cours de sa fonction divine, Kumari dispose d’un professeur particulier cinq jours par semaine.

L’État leur verse une allocation mensuelle de l’ordre de 14 000 € (soit 120 années de salaire moyen népalais) pour “service rendu à l’état”.

Néanmoins, les ex-Kumari trouvent rarement de compagnon. En effet, une légende raconte que se marier avec une Kumari entrainerait la mort dans l’année qui suit. La plupart retourne chez leurs parents où elles restent vivre.

 Article rédigé par: Adventure Thirdpole Trek

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