Martin Bertrand, photoreporter

Martin Bertrand, photoreporter

Martin est photographe, reporter en devenir. À 20 ans, il a réalisé plusieurs grands formats et gagné des prix pour ses prises de vue. Il a déjà une signature, une opinion. Des sujets politiques, sociétaux et prospectifs qui l’amènent dans la cour des grands.

Récipiendaire du prix François Chalais des espoirs français du jeune reporter, catégorie photo. Troisième prix de la photographie de voyage Lonely Planet, trois grands voyages à son actif avec plusieurs photoreportages réalisés à chaque retour, plusieurs expositions, le tout en poursuivant ses études de photographies, Martin est passionné.
Mû par une volonté de mettre en perspective les évènements les uns par rapport aux autres, en prenant le temps d’approfondir les sujets, Martin Bertrand se place et se lance dans la grande tradition du reporter au long court.

La photo de Martin Bertrand qui a remporté le prix Lonely Planet.

Du skatepark à l’école de photographie

Originaire de Dinan, Martin Bertrand se passionne pour la photographie dès l’âge de 13 ans. Il passe du temps à cette époque dans les skateparks avec ses amis et commence alors à mettre en image ce qu’il voit, ce qu’il vit. Une affinité avec les sports extrêmes qui le suit lors de ses voyages futurs. Notamment à Cuba, son second grand voyage, d’où il ramène, entre autres, un reportage sur la place du skateboard dans la vie des jeunes. Il présente notamment l’unique et très récent skatepark du pays (2016 !). L’appui d’images qu’il affectionne sous le prisme des problématiques politiques et sociales affectant le pays : comment pratiquer ce sport alors qu’il est impossible d’acheter une planche sur place ? Question qui amène inévitablement à se questionner sur l’engouement pour un sport qui symbolise le pays voisin, renié depuis de nombreuses années.
Post bac, ce sera son premier grand voyage. En récompense de ces années lycée conclues avec succès, il part un mois en Thaïlande avec une amie. Il avait déjà en tête de vouloir allier voyages et photo, mais ne savait ni comment ni s’il en serait capable. Cette première expérience lui prouve que si. Il entre alors dans une école de photographie au sein de laquelle il découvre le métier de photoreporter. Un stage à l’AFP (l’Agence France Presse) obtenu suite à la réception de son prix François Chalais, lui donne les derniers outils nécessaires pour allier photographie et journalisme.

Ses premiers pas de photojournaliste

Martin ne pense alors qu’à repartir. Les Philippines l’accueillent l’été suivant. Il revient avec un reportage grand format sur les populations vivant autour des volcans à risque. Une photo de son reportage sur un petit port du pays lui vaut le troisième prix Lonely Planet en 2015. Les retours très positifs de son exposition et de la restitution qu’il fait de ses observations sur place l’encouragent à continuer. Cuba est une étape importante dans son parcours.

Nous avons évoqué le skatepark, Martin Bertrand a surtout effectué ce voyage avec la volonté de faire un reportage sur l’agriculture biologique. Face à l’impossibilité d’importer des pesticides ou des machines agricoles, dû à l’embargo américain mis en place dans les années 60, le pays s’est vu contraint de revenir à une agriculture traditionnelle, entièrement biologique. Le pays est aujourd’hui montré en exemple par les biologistes du monde entier. Son modèle agricole fonctionne et contredit nombre réfractaires au biologique, ces derniers arguant les mauvais rendements et autres complexités que Cuba prouve n’être que des faux arguments.

Parallèlement à ses deux reportages, Martin Bertrand a également effectué un reportage sur un petit port de l’île, « uniquement parce que les gens y sont heureux ! » Une volonté marquée du jeune photographe de montrer sous un autre jour « un pays souvent cité pour ses difficultés ».

Le prochain projet de Martin Bertrand

Une fois les fonds de départ réunis grâce à une action de crowdfunding qu’il a mise en place, Martin Bertrand va remonter le Mékong, à la rencontre des populations vivant de ce fleuve. Il va réaliser son reportage sous forme d’épisode, permettant d’aller à la rencontre de ces femmes et ces hommes, depuis le Vietnam jusqu’en Chine. Il veut également sur l’ensemble de son parcours, montrer comment les activités industrielles du nord, peu regardantes de l’écologie, impactent les populations en aval du fleuve, les privant de leur source de vie, au sens propre. De nombreux villages sont entièrement dépendants des eaux du Mékong.

Les fonds réunis ne seront qu’une mise de départ. La somme réunie grâce au crowdfunding devrait lui permettre d’assurer les trois premiers mois de son périple, découpage en épisode lui permettra de vendre au fur et à mesure ses reportages, lui donnant les moyens d’aller au terme de son reportage. Des observations et surtout des images à destination de l’impression papier.

Crédit photo : Martin Bertrand / Hans Lucas

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