Lever de Rideau, à la rencontre des enfants du monde

Lever de Rideau, le tour du monde solidaire à la rencontre des enfants du monde !

Charlotte et Antoine, des aventuriers aux grands cœurs !

Salut à vous 2 ! Racontez-nous qui sont Charlotte et Antoine quand ils ne sont pas sur les routes ?

« Bonjour ! Avant de nous balader sac sur le dos, nous coulions des jours paisibles à Paris. Charlotte finissait un master en communication à Sciences Po par un stage chez l’Oréal, et Antoine ses deux années d’alternance à mi-temps entre l’ESJ et la boîte de production Ligne de Front. On était à peu près comme tous les couples de notre âge : on aimait sortir avec nos amis, boire du vin rouge et danser jusqu’au bout de la nuit. Mais maintenant qu’on s’est habitué à boire du lait de coco et à se faire réveiller à 4 heures du matin par les chants des moines dans les pagodes, on ne sait plus très bien qui l’on est ! Ce qui n’a pas changé en tout cas, c’est qu’Antoine est un amoureux de l’Image avec un grand I. Statique ou animée, photos ou films, il peut passer des heures l’œil vissé derrière son appareil photo puis derrière son écran d’ordinateur pour peaufiner ses vidéos. Charlotte, elle, préfère plutôt les mots, à écrire ou avaler. En témoigne d’ailleurs la quantité de livres qu’elle continue à ingurgiter sur les routes (la Kindle nous perdra !). Depuis quelques mois on s’est découvert de nouvelles passions : entre autres, les treks, le snorkelling et les transits dans les aéroports ! »

Pouvez-vous nous présenter un peu votre blog/projet ?

« Nous sommes partis en tour du monde, avec, dans nos bagages, un projet humanitaire pour l’enfance. À Paris, nous avons passé un partenariat avec La Chaîne de l’Espoir, une association française, petite sœur de Médecins du Monde, qui soigne et éduque des enfants partout dans le monde. Notre voyage est dédié à leurs petits malades.Notre idée pour les aider ? Créer une chaîne de solidarité tout autour du monde. A chacune de nos étapes, nous créons avec les enfants que nous rencontrons sur notre route, des messages de soutien et d’encouragement : spectacles, dessins, chansons, danses, etc. De quoi donner du baume au cœur et de l’énergie aux petits pour les aider à traverser leurs maladies. Nous essayons aussi de partager notre voyage avec le plus de monde possible, à travers des photos et des articles plus légers. Pas de conseils aux voyageurs mais plutôt des propositions d’évasion ! »

D’où vous est venue l’idée de créer cette chaîne de solidarité ? Et pourquoi avec l’association « La Chaine de l’Espoir » ?

« C’était un soir de mai, on était allé voir une conférence de TWAM animée par Ludovic Hubler, son fondateur, et par Christian de Boisredon, le fondateur de Sparknews. Plusieurs tourdumondistes « engagés » étaient aussi présents pour faire part de leurs expériences. L’un d’eux nous a particulièrement marqué. Il avait fait le voyage en stop depuis la Normandie jusqu’au Népal. Grand amateur de guitare, il était parti avec son instrument et avait demandé à tous les enfants qui croisaient sa route de lui apprendre une chanson locale. Il en était revenu avec une panoplie incroyable de chants enfantins. A l’époque, nous avions déjà trouvé La Chaîne de l’Espoir, et nous nous creusions la tête depuis des semaines pour trouver un moyen d’intégrer les enfants à notre projet plutôt que de nous contenter de faire de simples reportages. Ce témoignage a été comme une révélation : le meilleur moyen de s’adresser aux enfants était bien sûr d’utiliser leur langue. Celle du jeu, de l’imaginaire, du spectacle ! Une occasion pour leur faire passer un bon moment mais aussi pour les inclure dans un projet global tout en faisant la lumière sur les associations qui les prennent en charge. »

Vous étiez déjà dans le milieu associatif / petite enfance avant ce projet de voyage ?

« Non, pas vraiment… Mais on avait tous les deux envie de faire quelque chose pour les enfants. Quand il était plus jeune, Antoine a joué dans une troupe de théâtre, les « Tréteaux Blancs », qui se produit dans les hôpitaux pour les enfants malades. Et Charlotte, faisait des permanences aux restos du cœur. On connaissait donc un peu le milieu. » 

Comment avez-vous choisi votre itinéraire pour ce tour du monde ?

« Quand on y réfléchit maintenant…un peu au pif à vrai dire ! On a passé pratiquement tout notre temps à roder notre projet, et on n’a même pas pensé à ouvrir un seul guide de voyage avant le départ. Quand il a fallu choisir notre itinéraire, on a opté pour les antennes les plus développées de La Chaîne de l’Espoir, et quelques pays alentours qui excitaient notre imagination. Les envies sont venues par la suite et, pour l’instant, on s’est permis de rajouter à notre trajet la Birmanie et la Bolivie. D’autres peut-être encore plus tard… ! »

Vous avez reçu beaucoup d’aide pour montez ce projet solidaire ? De qui ?

« Énormément ! D’abord administrative avec La Chaîne de l’Espoir bien sûr qui nous a mise en contact avec toutes les équipes locales pour préparer au mieux chacune de nos étapes. Ensuite, financière, puisque nous avons pu récolter presque 7500 euros sur Kisskiss Bankbank, la plateforme de collecte de fond en ligne. Nos contributeurs ont en majorité été nos familles, amis, mentors et contacts proches, qui ont, à leur tour, diffusé notre appel à leurs propres réseaux. Et enfin, la plus précieuse de toute : une aide morale. Pendant les 6 mois de préparation de notre voyage, nous avons été sidérés par tous les messages d’encouragements et de soutiens que nous avons pu recevoir. Nous sommes infiniment reconnaissants à tous les gens que nous avons rencontré qui nous ont poussé dans cette belle aventure. Résultat : quand nous sommes partis pour Pékin, le 11 septembre dernier, nous avions la sensation d’emmener avec nous les rêves de dizaines de personnes qui nous avaient fait part de leur envie (jamais accomplie) de faire un voyage au long cours. C’est aussi ce qui nous a poussé à créer un blog et à alimenter quotidiennement notre page Facebook. On se sent presque investis d’une mission ! »

Quels sont les meilleurs moments que vous retenez jusque là ?

« Les moments les plus intenses sont bien souvent les rencontres avec les enfants. C’est ce qui fait que nous ne regrettons pas un seul instant d’avoir organisé notre voyage autour des associations. Comme moments particulièrement inoubliables, nous retenons pour l’instant, une soirée improbable à danser au rythme du Gangnam Style avec les enfants de la pension HCMC au Népal, la rencontre bouleversante avec les femmes soutenues par l’association TAABAR à Jaïpur, en Inde, et une nuit passée chez Jinda, la directrice de la Maison bleue qui recueille des dizaine d’orphelins dans le Nord-Est de la Thaïlande. Des moments de partages, d’écoute, de rire et d’espérance absolument inoubliables ! »

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