L’histoire de la ville de Manaus au Brésil

Heliconia Amazônia Turismo vous présente l’histoire de la ville de Manaus au Brésil, une épopée courte mais très intense. Première colonie portugaise en Amazonie, la ville de Manaus a connu un véritable essor économique à la fin du XIXème siècle grâce au commerce du caoutchouc. Mais cet âge d’or va connaître très vite sa fin.

La ville de Manaus, la première colonie portugaise en Amazonie

L’essor de la ville de Manaus au Brésil a été rapide mais le vol de milliers de graines d’hévéa d’Amazonie et leur exploitation industrielle en Malaisie ont subitement mis fin à cet âge d’or et causé la chute de la ville. Et il a fallu attendre le milieu du XXème siècle pour assister à une relance de l’économie « manauara ».

Manaus a été la première colonie portugaise en Amazonie. L’Histoire de Manaus commence en 1669. Manaos, de son premier nom, n’était alors qu’un camp militaire portugais situé à l’entrée de l’Amazonie, destiné à bloquer les arrivées de colons espagnols par le Nord. Son positionnement le long du Rio Negro lui donnait un atout stratégique évident.
Puis, suite à la découverte des indiens d’Amazonie et à leur enrôlement dans le campement militaire, Manaos s’est peu à peu transformé en village, avec notamment la création de la première chapelle en 1695. Mais c’est seulement à partir du 19ème siècle, grâce au commerce du caoutchouc, que Manaus va devenir une ville mondialement connue.

L’essor de la ville de Manaus au Brésil : le commerce du caoutchouc

L’hévéa est le seul arbre capable de produire du latex naturel. De fines entailles étaient réalisées au niveau du tronc afin d’en libérer cette sève blanche (le latex) qui était ensuite acheminée jusqu’au réservoir. Avec la découverte du procédé de vulcanisation (transformation du latex en gomme de caoutchouc) et la démocratisation du pneu en Europe dans la seconde partie du XIXème siècle, l’hévéa, ne poussant alors qu’en Amazonie, présentait un atout économique majeur pour la ville de Manaus.

L’histoire de la ville de Manaus, c’est donc principalement l’histoire « de la borracha », de la ruée vers le caoutchouc. Le latex se vendant sous forme de boules de 50kg, les propriétaires des terres sur lesquelles poussait l’hévéa ont rapidement eu besoin de main-d’œuvre pour maximiser leur profit. C’est ainsi que sont apparus les premiers « seringueiros », les ouvriers du latex, issus principalement des champs de café et de cannes à sucre. Leur travail consistait à s’enfoncer dans la forêt pour trouver des hévéas, en extraire le latex et former ces boules de latex fumé sous les ordres du baron qui leur fournissait des outils, un abri et de la nourriture.

le caoutchouc dans la vile de Manaus

La ville de Manaus, le Paris des tropiques

Dès 1880, la ville de Manaus est considérée comme le centre mondial de la production et du commerce de caoutchouc. Pendant près de 30 ans, Manaus a affiché une richesse folle, à tel point qu’elle se faisait appeler « la Paris des tropiques ». De nombreuses installations sophistiquées, comme l’eau courante, le réseau téléphonique et le réseau électrique pour toute la ville, avaient été développées.
De même, de magnifiques édifices, à l’image du Teatro Amazonas, inauguré le 31 Décembre 1896, ont vu le jour. Conçu par un architecte italien à partir de matières premières venues d’Europe, ce monument grandiose témoigne de la richesse démesurée de la ville de Manaus à la fin du XIXème siècle.

le théâtre de la ville de Manaus

L’âge d’or de Manaus s’est subitement arrêté au début du XXème siècle. Quelques années plus tôt, un explorateur et botaniste anglais, était parvenu à ramener en Europe des milliers de graines d’hévéa de son voyage en Amazonie. Par la suite, ces graines furent envoyées dans les colonies anglaises et notamment en Malaisie. Là-bas, une véritable industrie s’est organisée, avec des hévéas plantés les uns à côté des autres, et des procédés d’extraction et transformation du latex bien plus rapides qu’en Amazonie. Le latex coûtant alors bien moins cher et étant bien plus rapide à transporter vers l’Europe, le commerce du caoutchouc de Manaus s’effondra. La ville se vida de ses habitants les plus fortunés et de ses richesses, laissant planer une atmosphère chaotique jusqu’au milieu du XXème siècle.

Mais l’histoire de la ville de Manaus ne s’est pas arrêtée à la fin du commerce du caoutchouc. L’apparition des premières zones franches, au milieu du XXème siècle, a permis de redynamiser l’économie de Manaus avec notamment des entreprises comme BIC. De même, la grandeur des années passées a permis le développement du tourisme à Manaus, et plus largement en Amazonie.

Et maintenant, si vous voulez découvrir Manaus de l’intérieur et plonger au cœur de l’Amazonie, toute l’équipe d’Heliconia Amazônia Turismo vous attend pour un voyage que vous n’êtes pas prêt d’oublier !

 

 

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